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Analyses - 24 mars 2009

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mars 2009

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Routes panoramiques, peut-être plus déterminantes qu’on le pense!

Depuis l’arrivée de l’automobile, le tourisme en voiture n’a fait que croître. En Amérique du Nord, les voyages en automobile sont particulièrement importants, et sillonner une route panoramique peut constituer une activité fort attirante au cours d’un périple, ou même déterminante dans le choix d’une destination.

Selon la Travel Industry Association (TIA), le tourisme automobile – qui inclut auto, camion et caravaning – représente 85% des voyages domestiques aux États-Unis. Au Québec, c’est plus de 90% des voyages des Québécois ou des Canadiens (agrément et visites de parents et d’amis confondus), 62% et 71% de ceux des Américains (respectivement pour l’agrément et la visite de parents et d’amis) qui ont pour mode de transport principal l’automobile. Lire aussi: Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport).

Des chercheurs de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard se sont penchés sur l’analyse du tourisme sur des routes panoramiques. Les résultats présentés ici sont le fruit d’un sondage réalisé en 2007 auprès d’un échantillon de 855 répondants composé de voyageurs canadiens (81%) et américains (19%) et concerne l’intérêt pour les routes panoramiques de n’importe quelle destination.

Propension à fréquenter une route panoramique

La propension à emprunter une route panoramique lors d’un voyage en automobile est très forte, tant pour les Canadiens que les Américains. En fait, 58% des répondants indiquent qu’ils parcourent parfois une route panoramique et 40% le font tout le temps. Seulement 1,8% des répondants n’emprunte pas de telles routes.

Le graphique 1 indique la propension à explorer des routes panoramiques officielles (signalisées comme telles par les autorités locales) versus les routes non officielles. Il en ressort que les touristes utilisent les deux types.

Recherche d’information

Près des trois quarts des répondants (73%) s’étaient informés des routes panoramiques existantes dans une destination avant le voyage et 86% d’entre eux ont poursuivi leur recherche de renseignements une fois rendus sur place. Une proportion plus élevée d’Américains s’est renseignée sur les routes panoramiques avant le départ ou une fois à destination.

Les sources d’information utilisées par les répondants varient légèrement entre les deux échantillons. Voici les résultats du sondage sur les sources d’information les plus populaires:

Les Canadiens sont davantage portés à se fier aux conseils d’amis et de parents ainsi qu’aux publicités télévisées que les Américains. Ces derniers se renseignent plus souvent auprès des bureaux d’information touristique, sur le site Web de la destination ou de la route panoramique, à l’aide d’articles de journal ou de magazine ou encore auprès d’un club automobile.

Influence sur le choix de la destination

Pour les répondants à ce sondage – et rien n’empêche de croire que les données puissent être extrapolées aux touristes en général –, l’attrait d’une route panoramique influe fortement sur le choix d’une destination ou d’une autre. À la question: «Dans quel pourcentage une route panoramique influence-t-elle la décision de visiter un lieu?», la moyenne des répondants se situe à 52% (tant canadiens qu’américains). Par conséquent, il s’agirait d’un produit touristique déterminant!

Moment décisif

La grande majorité des répondants avait fixé d’avance de parcourir une route panoramique, soit 87% (voir graphique 3). Pour certains (15%), il s’agissait même d’une des raisons justifiant le choix de la destination. Plus de Canadiens (14%) que d’Américains (9%) ont décidé d’emprunter une route panoramique simplement parce qu’ils se déplaçaient dans la région, sans qu’ils l’aient planifié.

Temps consacré à l’exploration de la route

Idéalement, sillonner une route panoramique dure de 4 à 5 heures pour les répondants au sondage. Il s’agit d’une information importante à prendre en considération. Ainsi, une route panoramique de plus longue durée, comme le tour de la Gaspésie, doit être organisée de façon à permettre des escales attrayantes pour respecter le rythme de déplacement des touristes.

Motivations et intérêts

La principale raison pour laquelle les touristes choisissent de prendre une route panoramique est l’observation du paysage (86%). Cet aspect doit donc être pris en compte lors de la création des outils marketing. Les autres motivations varient davantage selon les répondants. Plusieurs de nos voisins du Sud ont répondu qu’ils avaient suivi la recommandation d’un guide de voyage ou qu’ils s’étaient fiés à la réputation de la route. De plus, pour 36% des Américains, il s’agit d’une activité régulière lors de la visite d’une destination. De leur côté, les Canadiens ont emprunté, dans une proportion plus grande, une route panoramique parce qu’ils estimaient que c’était la meilleure façon de voir les attraits de la région ou parce que des parents ou des amis la leur avaient conseillée.

Pas de surprise, les types de routes panoramiques qui intéressent le plus les voyageurs sont celles en bord de mer, longeant des lacs et des rivières ou dans les régions montagneuses ou alpines. Les routes permettant d’observer la faune sont aussi très populaires ainsi que les lieux historiques. Les routes liées à des films, des émissions de télévision ou des livres, les panoramas urbains ou les marécages occupent un rang inférieur.

Enfin, l’enquête indique qu’il est très important pour les répondants de posséder de la documentation avec eux lorsqu’ils parcourent la route panoramique. Proposer une brochure, un CD explicatif ou, de façon plus moderne, la possibilité de télécharger un audioguide est certainement une bonne stratégie à adopter.

Les résultats de cette étude conduisent à réévaluer la promotion des routes panoramiques en fonction des préférences des touristes en matière de planification de voyage et de la pratique de l’activité. La publicité est-elle faite aux bons endroits, à la bonne étape de planification du voyage, selon les clientèles auxquelles on s’adresse? Les bureaux d’information touristique sont des lieux-clés, mais le site Internet de la destination est tout aussi important.

Sources:
–    Ph.D. Hennessey, Sean M., Ph.D. Dongkoo Yun, Melissa MacEachern, et Ph.D. Roberta MacDonald. «The Importance of Scenic Drive Tourism: An Exploratory Study», Tourism Research Centre and School of Business Administration, University of Prince Edward Island, étude présentée lors de la 39e conference de Travel & Tourism Research Association, 17 et 18 juin 2008.
–    Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada» et «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2006.

 

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